Gendarmerie royale marocaine

Dernière mise à jour : 16 déc. 2020

La Gendarmerie royale est une force armée marocaine chargée des missions de police et placée sous la tutelle du ministère de l'Intérieur et des forces armées royales. Elle est créée par dahir royal le 29 avril 1957 et remplace la gendarmerie française du Maroc.

Avant 1900, le pouvoir de la police se confondait avec le pouvoir administratif. il n'existait à ce moment-là aucun corps constitué de police.

Par décret du 25/4/1927, la force publique est transformée en légion de gendarmerie à compter du 1/1/1928.

En 1956, la gendarmerie dont la mission essentielle comprenait :

  • Cinq compagnies qui sont devenues les Régions de la Gendarmerie Royale

  • Quinze sections qui sont devenues les compagnies de la Gendarmerie Royale

  • Cent trois brigades.

Le décret-loi reprend très largement le décret organique français du 20 mai 1903 et prolonge ainsi l'organisation, les principes d'action et les missions de l'ex-légion dissoute. Depuis octobre 1999, la gendarmerie royale est membre de l'association des polices à statut militaire

Le Commandant de la GRM dispose d’un état-major constitué des organes de commandement et de contrôle, de gestion, d’appui technique et de soutien logistique pour toutes les composantes de l’institution, à savoir :

• la gendarmerie territoriale ;

• la gendarmerie mobile ;

• la gendarmerie aérienne ;

• la gendarmerie maritime ;

• la gendarmerie prévôtale ;

• les formations spécialisées.

Organisation territoriale


La gendarmerie territoriale (GT)

La GT est l’élément majeur de la GRM dont elle assure la quasi-totalité des missions qui lui sont confiées par la loi. C’est elle qui couvre le territoire et qui est en contact étroit et permanent avec les citoyens. La GT est répartie sur l’ensemble du Maroc. Elle se décline en 3 niveaux hiérarchiques adaptés au découpage administratif du Royaume : régions, compagnies, brigades. Les brigades territoriales (BT), véritables chevilles ouvrières de la GRM, sont implantées suivant un maillage territorial assurant un service de proximité au profit des citoyens.

L’organisation territoriale se répartit de la manière suivante :

• 28 régions de gendarmerie territoriale (pas d’échelon groupement) ;

• 89 compagnies de gendarmerie territoriale ;

• 476 brigades de gendarmerie territoriale.

La gendarmerie mobile (G.Mob)

La G.Mob est une subdivision de la GRM qui participe au maintien de l’ordre public et qui peut, en cas de nécessité, apporter un renfort momentané aux unités territoriales. Elle est organisée en groupements de gendarmerie mobile (GGM) et groupes d’escadrons mobiles (GEM).


La gendarmerie aérienne (GA)

La GA est constituée de groupements dotés d’hélicoptères et d’avions légers à même de remplir des missions diversifiées nécessitant l’intervention d’aéronefs pour le transport, le soutien, la reconnaissance, le sauvetage et autres.

La GA est notamment constituée d’un groupement aéronaval et deux groupements aériens.

Les principales missions assurées par cette unité sont :

• la participation à la surveillance (côtes, zones de pêche maritime…) ;

• la participation à la lutte contre les fléaux naturels ;

• le sauvetage en mer avec les autres unités maritimes. Cette mission permet au Maroc de remplir ses engagements internationaux concernant le secours en mer (SAR) ;

• le ravitaillement des zones isolées ou sinistrées ;

• la participation aux évacuations sanitaires.


La gendarmerie de l’air (G.Air)


Elle est constituée de brigades aériennes (BA), implantées dans les bases aériennes militaires, où elle met les prérogatives de la gendarmerie au service de la sécurité de ces bases.

Les compétences de ces BA se limitent :

• aux emprises territoriales des bases ainsi qu’à leurs abords immédiats (participation au contrôle et aux vérifications au niveau des accès, à la sécurisation des installations, interface avec le voisinage et les autorités civiles…) ;

• aux personnes militaires ou civiles relevant de l’armée de l’Air, ainsi qu’à leurs familles.


La gendarmerie de transport aérien (GTA)

Elle est constituée d’unités implantées dans les aéroports civils.

Ces unités participent :

• à la sécurisation générale des aéroports et de leurs abords immédiats ;

• à la sécurisation particulière des installations vitales et des circulations diverses à l’intérieur de l’enceinte des aéroports.


La gendarmerie maritime (G.Mar)

La G.Mar est constituée de :

• brigades maritimes dédiées à la sécurité des bases navales militaires ;

• brigades maritimes au niveau des ports, dont l’activité constitue le prolongement, sur les eaux internes et le long des côtes, de la mission traditionnelle de la GRM sur la terre ferme.


Les missions de ces brigades consistent principalement en :

• la participation à la surveillance du littoral ;

• le contrôle de la navigation de plaisance ;

• la participation à la surveillance de la navigation maritime ;

• la participation à la préservation des ressources halieutiques ;

• la participation au sauvetage et secours y compris par la plongée sous-marine.


La gendarmerie prévôtale (GP)

La GP est déployée auprès :

• des unités des Forces armées royales en opération ;

• des contingents agissant, sous l’égide des Nations unies, hors du territoire national.

Elle exerce, à leur profit, des missions de police militaire et de police judiciaire militaire.


• Le Groupement d’escadrons d’honneur (GEH).

• Le Groupement de sécurité et d’intervention (GSI).

• Le Groupement de cavalerie (GCGR).

• Des laboratoires spécialisés tels que :

- l’Institut de criminalistique de la Gendarmerie royale (ICGR) ;

- le Laboratoire de génétique de la Gendarmerie royale (LGGR) ;

- le Laboratoire de l’acoustique de la Gendarmerie royale (LAGR).


Évolution et perspectives


La GRM développe des pôles d’excellence dans plusieurs domaines :

• le renforcement des compétences scientifiques par :

- la maîtrise des nouvelles technologies de l’information et des communications pour :

. renforcer et sécuriser les moyens de liaison et de traitement des données,

. lutter contre la cybercriminalité,

- la maîtrise des sciences forensiques pour améliorer l’efficacité tout en préservant l’éthique, dans la lutte contre la criminalité organisée,


• le renforcement de la coordination et de la cohésion entre les différentes subdivisions de la GRM et la continuité de l’action grâce aux vecteurs aériens et maritimes ;

• le renforcement de la protection de l’environnement.

Depuis des décennies, la GRM développe en son sein des capacités dédiées à la protection de l’environnement, dans le cadre de ses missions de police administrative, notamment celles concernant :

• la protection des personnes et des biens (qualité des produits consommables, préservation des ressources…) ;

• la salubrité et l’esthétique publiques (pollutions diverses, notamment des eaux et de l’air, dégradation des sols et du couvert végétal…).


Elle a déployé, à cet effet, des brigades d’environnement régionales (BE) ayant pour mission :

• de sensibiliser les brigades territoriales à la détection des polluants et des risques de pollution ;

• de prendre à leur charge les pollutions avérées pour les faire cesser, au besoin en provoquant l’intervention des départements concernés.

Le format actuel de la GRM (33 000 militaires) n’est pas définitif. Il est en pleine évolution sous l’effet des profondes mutations et des réformes que connaît le pays depuis quelques années :

• un fonds général de consolidation de l’État de droit, conformément à la Constitution du 1er juillet 2011 et de la législation qui en découle ;

• la régionalisation avancée, avec un conseil régional élu au suffrage universel, qui implique pour la GRM une réorganisation territoriale pour s’adapter au nouveau découpage administratif, accompagner les réformes par une déconcentration adaptée, et pour assurer une meilleure police de proximité.

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